The Tourist vs. Turista
C’est Fabien du département stagiaire qui m’a cette semaine soumis ce challenge inhumain – mais que je vais néanmoins relever – écrire un article qui d’entrée de jeu ne semble pas à la portée de tout un chacun.
En effet, notre compère, au salaire rigoureusement inférieur au nôtre, s’est permis de critiquer nos talents de journaliste(eux) et de chroniqueur. À base de vannes bien lourdes façon George Abitbol (running joke) :
« T’es même pas un vrai journaleux, même les sujets frivoles tu les survoles. lol. »
Bref aujourd’hui c’est un match sans équivoque, titanesque, du lourd ma p’tite caille quoi . Comparatif express entre
à ma gauche The Tourist :
à ma droite Turista :
Deux merdes donc. L’une plus que l’autre.
Le casting déjà :
Le choix entre Angelina Jolie/Johnny Depp ou Josh Duhamel/Melissa George. Il n’y a pas phot. D’un côté un couple à l’écran au sommet d’Hollywood dont une femme magnifique – et si on aime pas sa plastique on peut toujours se rabattre sur son charisme, relativement indiscutable – de même pour son comparse. De l’autre côté, un type et une nana certes chatoyant à l’oeil mais qui ne dégagent rien, hormis peut-être leur parfum mais tant que l’odorama n’aura pas été démocratisé dans les salles de cinéma, difficile de se faire une idée concrète.
L’histoire ensuite :
Avec ce titre, le lecteur lambda pourrait croire que le marteau de Thor frappe encore une fois sur le film de série B mais en fait, à ce niveau, l’écart se resserre. D’où l’exercice périlleux de cet article – I’m on a fuckin’ tight rope -
En effet, l’un comme l’autre, ne l’oublions pas, ont été présenté comme deux daubes. Il convient donc de leur fait honneur.
The tourist est flim d’amour mêlé de course poursuite et de danger. Oui mais… ça ne sert à rien. Les spectateurs de allociné lui ont décerné une note de 2.8 sur 5, à peine plus que la moyenne c’est dire, connaissant le niveau cinéphilique des lecteurs de allocinoche.
On ne s’y trompe d’ailleurs pas puisque :
Turista est un film qui donne la chiasse dans le film à suspense, voire d’horreur. Un sinistre secret est renfermé en plein milieu de la forêt et c’est çupaire. Les spectateurs ont adoré : 2.7 sur l’échelle du site : soit 0.1 de moins que The tourist.
Parlons économie :
Si l’on considère que le budget de The tourist comparé à celui de Diarrhée du voyageur (on salue les traducteurs français pour une fois) est nettement supérieur, l’on devrait s’attendre à des scènes d’hystérie dans les salles de cinéma de la part des spectateurs : des filles en pleurs devant Johnnisse, des hommes qui se pâment devant Angine-logina, des enfants qui réclament leur goûter en pleine séance en frappant leur bavoir de leur paume. Pourtant rien de toute cela, une grande déception dans le coeur du réalisateur et des producteurs qui, sans l’ombre d’un doute ont placé tout leur amour et leur savoir-faire dans ce film qui se situe dans le haut du paquet des films de série b.
Comment briller mais pas trop en société

Eh bien mes amis, vous voulez briller en soirée et par extension, en société ? Rien de plus facile, j’ai envie de dire.
Il faut d’abord partir d’un constat assez simple. Pas besoin d’avoir de la culture ou d’être intelligent pour ce faire, il suffit de le paraître. (Mais puisque vous êtes sur ce blog, mes amis, vous l’êtes forcément et n’avez donc pas à vous soucier de ces paramètres) Un peu de bagout et même le plus François Pignon d’entre vous passera pour le moins con de tous.
Voilà comment ça se passe :
Vous êtes invité à un dîner mondain (ou pas, d’ailleurs) et ne connaissez personne pouvant vous servir d’alibi pour éviter de parler au reste de la populace pour la soirée. Vous voici donc obligé de parler à des inconnus, la belle affaire que voici. C’est le moment de prendre connaissance et d’éviter les futilités et palabres inutiles.
Vous aurez au préalable acheté un petit recueil, vous nourrissant d’anecdotes à sortir à des moments propices, comme celui-ci, ou bien trainé sur des sites comme celui-là, relevant des choses à savoir dignes d’intérêt.
Vous pourrez ainsi abreuver vos congénères de votre savoir qui semblera absolu. Le fait de connaitre un milliard de petites anecdotes inutiles vous rendra aussi intéressant que si vous prépariez un bouquin d’unification des théories de la physique.
Ainsi, alors que votre interlocuteur vous parlera de ses actions humanitaires au Kenya, Haiti, ou un autre pays du tiers-monde, vous pourrez attraper au vol l’une des ses paroles et rebondir, tel un félin de la répartie, claquant au passage le bec de toutes les personnes attirées par ses racontars, en lançant nonchalamment : “Vous entendre parler du Chili, mon cher me remémore cette anecdote. Saviez-vous que le tremblement de terre du Chili survenu le 27 février 2010 fut l’un des plus violents de ce siècle, avec une magnitude estimée à 8,8. Mais le plus surprenant, c’est qu’il a décalé l’axe de rotation de la Terre de 8 centimètres : ainsi les journées se sont raccourcies de 1,26 microsecondes.”
A ce moment précis, votre auditoire sera sous le choc. Vous pourrez lire dans leurs yeux “Cet homme a l’air de posséder tant de savoir ! Peut-être devrais-je l’inviter à notre club de bridge où il nous régalera de son infinie connaissance”
Petit conseil toutefois : N’en faites pas trop. Vous risqueriez de passer pour un connard pédant et tout le monde vous évitera comme un pestiféré qui cherche à cracher ses germes de savoir à la tête de autres. De plus, au bout d’un moment, vous vous retrouverez à court d’anecdotes, ce qui serait ballot.
Selon le standing de la soirée, vous pourrez tenter les citations de film ou de gens célèbres. MAIS ATTENTION, cette technique est à user avec parcimonie, au risque de franchir la limite qui sépare le connoisseur du geek de base, qui connait lui aussi évidemment ses Monty Python sur le bout des doigts. Évitez aussi les citations d’Arthur et Mickaël Vendetta et autres bouffons modernes au risque de vous transformer en un intouchable de la société indienne auquel plus personne ne voudra adresser la parole.
Au final, le bon équilibre se trouve entre quelques anecdotes, quelques citations et un brin de lieux communs.
Voilà, si vous suivez ces conseils, vous pourrez survivre dans la jungle mondaine sans trop de mal. Sauf si vous êtes moche. Et là on ne pourra pas grand-chose pour vous.
Le guide vestimentaire du mec « Preppy »
Vous avez certainement entendu parler de Chuck Bass. Le protagoniste masculin de la série qui rend dingues toutes les nanas, j’ai nommé : Gossip Girl. Alors Chuck, c’est le bad boy sexy, arrogant, prétentieux, égocentrique, manipulateur et pervers. En somme, il est littéralement abject. Mais le propos du jour n’est pas de parler de son comportement, mais de son look. Chuck Bass, c’est l’incarnation du style Preppy.
Preppy est une abréviation du terme « preparatory » qui fait référence aux Preps Schools américaines. Fini l’allure trash et rock, il est désormais bon d’arborer un look plus lisse en réinventant la silhouette BCBG que nous connaissons tous.
Qu’on se le dise, c’est avant tout un style classique ! Chemises, pulls Jacquard, costumes, chinos, Richelieu, Converse ou chaussures bateau aux pieds, voici les essentiels du style Preppy. N’oublions pas que le tartan est la petite touche sophistiquée à donner à vos tenues. A utiliser avec modération, pour ne pas ressembler à un clown, hein ?
Certains pourront se risquer à une vision plus exubérante en affichant couleurs vives, lunettes retro et nœuds papillon. Mais n’oubliez pas le code n°1 de la mode Preppy : le pantalon retroussé ! Attention par contre, il faut les bonnes chaussures et le bon pantalon. Choisissez donc de préférence un pantalon étroit et roulottez-le au dessus de la cheville. C’est l’héritage des codes vestimentaires des Teddys Boys des années 50.
Le tout sera complété par un trench ou un manteau en tweed et les matières de prédilection resteront nobles comme la soie et le cachemire.
Une seule règle pour le style Preppy: trouver la bonne harmonie entre les tons et les accessoires pour éviter d’avoir l’air guindé, ce qui passerait pour une faute de goût. Point trop n’en faut ! Le nouveau Chuck Bass, c’est vous !
À propos de la crème à raser !
Pourquoi utiliser de la crème à raser?
Lors du rasage, la peau doit être protégée par une crème à raser si l’on veut éviter les irritations et démengeaisons, mais aussi pour éviter d’avoir des boutons! Une mousse parfumée qui rend le rasage doux, c’est drôlement agréable.
Crème à raser pour hommes ou femmes?
Et oui, le rasage n’est pas le même entre hommes et femmes! La peau féminine est plus fine, plus sensible que celle des hommes. Qui plus est, les femmes rasent une surface corporelle assez large! La crème à raser conçue pour elles doit donc à la fois respecter leur peau en l’hydratant, mais aussi la protéger des risques infectieux qui peuvent atteindre la base du poil restée sous l’épiderme.
Pour les hommes aussi la crème à raser est recommandable pour l’hygiène du poil. Elle doit aussi permettre de protéger la peau de passages répétés (base du nez, creu du menton etc.): si la sensibilité cutanée des hommes est moindre que celle de la gente féminine, la peau du visage est soumise à un rasage quotidien perçu comme agressif. La crème à raser masculine est adaptée à cet usage fréquent, et elle est dotée d’un petit plus… elle favorise le redressement du poil : grâce à cette faculté la crème à raser permet de se raser de près sans irriter.
Crème à raser bio ou pas?
Les crèmes à raser naturelles ont un succès détonnant ces derniers temps : la marque Weleda apparaît en première ligne dans les résultats Google, devançant ses concurrents actuels au niveau du SEO en tout cas! Les femmes ayant recours au rasage depuis pas mal de temps maintenant, le marché de la crème à raser n’est plus le même qu’il y a 30 ans: les femmes prônent le naturel et choisissent les crèmes à raser biologiques. Quoi qu’il en soit, la crème à raser apporte une douceur et un parfum bien agréable!
Alors? Crème à raser ou pas?
Et si George Abitbol faisait de la décoration d’intérieur?
L’âge adulte avec classe
Vous êtes encore jeune, mais vous approchez doucement de la trentaine. Vous êtes célibataire mais vous avez un boulot. Bref, pas de quoi hurler au loup.
Pourtant le soir, lorsque vous rentrez du boulot, de retour dans votre caverne, c’est le choc. Outre le fouillis ambiant (restons poli) récurrent et donc habituel, ce qui choque la première demoiselle venue, c’est la décoration. Vestiges de vos jeunes années, vous remémorez le regard hagard tous ce que ces murs ont pu connaître : des parties carrés endiablées sur un bord de table ikea, aux soirées poker alcoolisées où le but était uniquement de jouer jusqu’à l’épuisement. Mais ce temps appartient à vos premières années d’adulte et il serait temps de songer à investir un peu car la déco c’est aussi une clef pour améliorer son potentiel sexuel, n’est-ce pas.
Heureusement, votre seigneur est de bon conseil en cette seconde crise de l’existence pré-trentaine. En effet, une bonne décoration d’intérieur n’a pas forcément à être de bon goût. Inutile de recycler les vieux meubles de vos géniteurs, vous faire croire que vous vous êtes réellement mis à apprécier le mobilier ancien. Une bonne déco se doit d’être originale. Du jamais-vu, du moderne, du flashy, du kitsch : voici la tendance de 2012.
Voilà pourquoi vous serez fauché :
Un bon commercial se devra de présenter les articles les plus onéreux dès le début, c’est pourquoi je frappe fort avec ce fabuleux canapé qui n’a rien à envier au cubisme de Picasso. 5000 balles le pose-cul, certes ce n’est pas donné mais parfaitement dans votre budget de futur cadre-supérieur travaillant dans les médias (chaque chose en son temps).
Mais ce canapé ne serait rien sans un mélange des styles et des couleurs. Allié à cette table de billard au milieu de votre trois pièces, votre salon aura clairement gagné en originalité. On peut toutefois regretter les bords de ladite table, qui ne semble pas particulièrement prévus pour accueillir un récipient à bière de la largeur d’une choppe.
Afin que tout le monde en profite, n’oubliez pas d’éclairer un peu ces deux meubles grâce à ces magnifiques chandeliers issus de l’ingéniosité de designers pratiquant le recyclage.
Vous pouvez retrouver tous ces objets et bien d’autre encore sur ce site, formidable gouffre à pognon pour le dépensier que vous êtes déjà, si si, ne mentez pas.
Amicalement votre,
Alain
Que faire de son mardi soir quand on est seul à Paris ?
Mardi, ce jour qui ne sert à rien

une représentation de vous - en quelque sorte
Partons du postulat que le mardi est le pire jour de la semaine puisque situé en début de semaine, mais pas trop, laissant supposer trois long jours avant de pouvoir respirer un peu de nouveau.
Vous êtes seul, vous êtes chez vous, en train d’humer la brise légère par la fenêtre de votre une pièce en proche banlieue. Une clope au bec, vous êtes plongé dans vos pensées et l’une d’entre elle prend le dessus par rapport aux autres : « j’ai envie de sortir mais je ne sais foutrement pas où ». Tous vos potes bossent en semaine (comme vous d’ailleurs) et vous ne prenez même pas la peine de les appeler car vous connaissez d’avance trop bien leur réponse : « boaarrfffrrfr… fatigué… boulot demain… copine qui geint… ». Bref, vous pouvez compter sur eux, comme d’hab’.
Voici quelques techniques imparables pour vous procurer de l’amusement pour pas cher (ou pas trop)
Première étape : enfiler ses baskets, son manteau (ou blouson de cuir si vous êtes un vrai de vrai) et passer le pas de votre porte. C’est simple mais pourtant parfois ça prend trois heures cette étape.
Rendez-vous ensuite à l’épicier du coin ou superette si l’heure de sortie vous le permet encore et approvisionnez-vous en boisson.

vous êtes en pleine réflexion
Je ne ferais pas l’apologie de l’alcool ici, mais sachez tout de même que l’on réfléchit mieux après ingurgitation d’une bière – à vous de voir. Assaillez-vous cinq minutes sur un banc (avec toi, regardez les gens tant qu’y’en a […] – air connu), déglutissez une ou deux fois du précieux liquide fraichement acheté puis réfléchissez.
- Y a-t-il un pote aux alentours qui serait content de votre passage, dans un rayon de distance acceptable, que vous seriez susceptible de passer voir, pour dire bonjour et refaire le monde ?
- Y a-t-il un film assez correct au cinémascope pour qu’il soit envisageable d’y débourser 10€ pour s’occuper pendant 90 minutes ?
- Y a-t-il une connaissance issue de votre club de fléchettes/bowling/poterie/ curling qui auraient potentiellement envie de vous voir en dehors de ladite activité pour partager ses opinions mondaines sur la vie en général ? L’avantage certain d’un tel entrepreneuriat auprès d’une personne que vous ne connaissez pas encore très bien est le passage du statut de connaissance à celui de partenaire sexuel potentiel. Après, moi je dis ça, je dis rien.
Voilà. Cela fait déjà trois idées fantastiques pour tuer l’ennui. En espériez-vous plus ?
Premier rendez-vous (Partie 1)
Nouvel(le) collègue que vous fréquentez depuis peu ; ou tout simplement une connaissance que vous appréciez bien et dont vous êtes arrivé à obtenir après plusieurs tentatives (très souvent maladroites ou tout simplement laborieuses) un premier rendez-vous. Qui prétendrait n’avoir jamais ressenti cette anxiété face à l’imminence d’un premier rendez-vous galant ? La question que l’on se pose tous c’est arriverais-je à le/la faire rigoler sans aligner des idioties ? Ou comment faire pour ne pas me couvrir de ridicule ? Comment éviter les silences pesant qui s’impose parfois ou tout simplement comment les meubler ?
Avant même d’en arriver là, la question du lieu où aura lieu le rendez-vous se pose. Il faut trouver un lieu qui plaise à notre invité et où nous ne serions pas non plus dépaysé ou déstabilisé. Il ne faut pas trop s’inquiéter sur cette question car avant de passer à l’étape du premier rendez-vous, nous avons l’un comme l’autre pris le temps de faire connaissance, au moins de manière à avoir une idée même si elle reste à préciser, de ce que la personne en face de nous « est » et aime.
Pour cette rencontre, pas la peine de sortir son costume trois pièces à moins que le restaurant où vous allez ne l’exige. Il s’agira surtout de s’habiller en adéquation avec l’endroit où vous vous rendez. Même si vous réservez la surprise du lieu à votre partenaire, il faudra veiller à lui donner une idée du dresscode à adopter. Sans me vanter d’être un expert en la matière, voilà quelques idées pour ce préparer à un premier rendez-vous. La suite dans un prochain article…
une bonne recette de madeleines
“Et tout d’un coup le souvenir m’est apparu. Ce goût, c’était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l’heure de la messe), quand j’allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m’offrait après l’avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m’avait rien rappelé avant que je n’y eusse goûté ; peut-être parce que, en ayant souvent aperçu depuis, sans en manger, sur les tablettes des pâtissiers, leur image avait quitté ces jours de Combray pour se lier à d’autres plus récents ; peut-être parce que, de ces souvenirs abandonnés si longtemps hors de la mémoire, rien ne survivait, tout s’était désagrégé ; les formes – et celle aussi du petit coquillage de pâtisserie, si grassement sensuel sous son plissage sévère et dévot – s’étaient abolies, ou, ensommeillées, avaient perdu la force d’expansion qui leur eût permis de rejoindre la conscience. Mais, quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir.“

Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1913.
Oui, Proust et sa madeleine, le fameux passage. Quoi de mieux alors, que de se replonger vous aussi dans l’enfance en préparant soi-même de délicieuses madeleines maisons ? Voici une recette simple à faire et qui prendra peu de temps pour un résultat délicieux !
- 230 g de farine,
- 1 paquet de levure boulangère,
Laissez reposer la pâte au frigo au moins 2 heures. C’est le choc thermique entre le chaud et le froid qui donne aux madeleines leur jolie bosse. travailler. Il faut ensuite fouetter les œufs avec le sucre, le sel et le sucre vanillé dans un saladier jusqu’à obtenir un mélange blanc homogène. Rajoutez la farine que vous aurez tamisée (afin d’éviter les grumeaux) et mélanger ensuite au fouet jusqu’à obtention d’une belle pâte à la consistance homogène. Ensuite, ajoutez le beurre que vous aurez au préalable un peu travaillé en pommade et incorporez-le au mélange.Préchauffez le four à 230°C et pendant ce temps, préparez les moules (en métal ou en silicone) en les beurrant et les farinant. Remplissez les alvéoles au ¾ avec la pâte puis faites cuire 7min environs avant de descendre le thermostat à 180°C et continuer la cuisson pour encore 3 minutes.
Vous pouvez, une fois les madeleines bien refroidies, faire des coques au chocolat en faisant fondre un peu de chocolat dans les moules, mettre la madeleines dedans et laisser refroidir pour pouvoir démouler.
Súrmjólk, le yaourt islandais qui portait un nom de régurgitation
Je pense que de mon voyage en Islande, le yaourt est sans doute le souvenir le plus marquant qui me soit resté. Si si.
Le (la ?) súrmjólk donc un produit typique islandais issu de la fermentation du lait. À l’instar de notre fromage blanc national (enfin je crois), le súrmjólk se déguste avec des fruits : fraises, myrtilles… ou avec du sucre, roux de préférence.
Si cela m’a tant marqué, c’est qu’il doit y avoir une bonne raison me direz-vous ? Effectivement, c’est délicieux premièrement et… ça ne ressemble pas à du fromage blanc, ni à du yaourt, ni a du lait c’est autre chose. Ça sonne comme un mauvais épisode de PolterGeist présenté comme tel mais pourtant c’est vraiment la spécialité culinaire que je retiens de cette petite semaine passée sur territoire insulaire.
Alors comment ça se prononce súrmjólk ? Et bien, ça se prononce… je sais pas. Lors de ce voyage j’avais 10 ans, je me rappelle plus. Mais ce que je sais, c’est que cela fait des années que je cherche en vain dans le rayon exotique des supermarchés où je me rends partout en France le précieux sésa..súrmjolk. J’adorerais en reprendre rien qu’une cuillérée sans avoir à payer un billet d’avion pour l’Islande mais nos confrères européens semblent trop vexés que l’on ne parle jamais de leur pays pour nous en envoyer une palette de temps en temps dans nos mégastores.
Recette de Noel
Sous ce titre accrocheur (pratiquement racoleur) en cette fin d’année 2011, je vous propose non pas une recette mais un nouveau post, issu de mon esprit de bloggeur fané, sur les vacanciers solitaires de Noel.
Les vacanciers de Noel
Toujours, au boulot ou dans votre famille, vous entendez parler de ces gens qui partent en vacances à Noel. Au ski ou aux Bahamas pour quelques jours de répit, ces vacanciers –pas comme les autres – laissent rêveurs et provoquent parfois un sentiment de type jalousie :
-« Ôh, comment se fait-ce ? Je croyais que tu avais encore trois crédits à rembourser et le FISC aux fesses, point d’exclamation »
Ou de type surprise :
-« Juste ciel, je te souhaite de prendre du bon repos, même si ce n’est pas commun de prendre des congés à une telle période de l’année ! »
Mais il y a également, le plus souvent au travail, le collègue qui déclare sans honte devant tout le monde à la machine à café :
-« Et bien moi, je pars tout seul. »
Après un long silence pesant, plein de sous-entendus et de pensées à tous ces moments où effectivement ledit collègue était bien seul – ce qui lui a valu le surnom de Forever Alone dans la compagnie, après l’explosion populaire des memes sur le net.
Vous l’imaginez prendre son train, profiter de ses vacances, boire des cocktails, danser et se coucher tout seul. Cela vous déprime mais cela vous remonte le moral également. À la plage, vous pouvez les reconnaitre de par le lourd attirail qu’ils transportent avec eux : livres, mots-croisés, mp3, parasol, jeu de cartes, carnet de notes, téléphone portable. Au ski, c’est plutôt sur les remontées mécaniques : toujours seul sur un télésiège à quatre places, ou à la cafétéria en train de manger son steak frites entre le radiateur et la fenêtre.
Les vacanciers de la solitude, on ne sait pas trop quand ils s’amusent. On ne comprend pas trop pourquoi ils sont là non plus. On aimerait les inviter avec nous mais on se dit que cela chamboulerait sans doute l’ordre établi, un peu comme les riches et les pauvres : c’est inéluctable. Vous ne voudriez pas prendre le risque de voir la société toute entière s’effondrer.








