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Le Muktuk, des sensations pures.

Oui il est mignon. Mais il va quand même finir en pâté

Oui il est mignon. Mais il va quand même finir en pâté

 

Bonjour les amis,

vous avez étés nombreux (j’imagine) à apprécier notre article sur le súrmjólk. Ici, sur Partenia, nous sommes soucieux de contribuer à votre culture.

C’est toujours dans cette optique que je vous propose de découvrir aujourd’hui :

 

Le Muktuk

Bon, qu’est-ce que c’est encore que ce nom barbare, Muktuk ? Le Muktuk (ou Ikiilgin, Maktaaq, Maktak, Maktaq, Mattak ou encore Mungtuk) est un plat traditionnel Eskimo et Tchouktche fait à partir de peau de baleine ou de beluga congelée et de “Blubber”qui est simplement la couche de graisse qui se trouve directement sous la peau de l’animal, riche en lipides, vitamines, anti-oxydants et oligo-éléments. Le Muktuk est donc un plat de choix pour qui cherche une nourriture saine et équilibrée. D’ailleurs, le régime alimentaire à base de Muktuk et de phoque d’un Inuit de 70 ans, rend ses artères aussi élastiques q’un jeune de 20 ans. Inutile de dire que les maladies cardiovasculaires chez les Eskimo ne sont pas légion. Pas besoin de Plantafin, Isio 4 ou d’autres conneries dans le genre.

Il se présente le plus généralement sous la forme d’un cube et se mange cru mais peut aussi être frit et agrémenté de sauce au Soja.

Super Muktuk Boy

 

 

une bonne recette de madeleines

“Et tout d’un coup le souvenir m’est apparu. Ce goût, c’était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l’heure de la messe), quand j’allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m’offrait après l’avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m’avait rien rappelé avant que je n’y eusse goûté ; peut-être parce que, en ayant souvent aperçu depuis, sans en manger, sur les tablettes des pâtissiers, leur image avait quitté ces jours de Combray pour se lier à d’autres plus récents ; peut-être parce que, de ces souvenirs abandonnés si longtemps hors de la mémoire, rien ne survivait, tout s’était désagrégé ; les formes – et celle aussi du petit coquillage de pâtisserie, si grassement sensuel sous son plissage sévère et dévot – s’étaient abolies, ou, ensommeillées, avaient perdu la force d’expansion qui leur eût permis de rejoindre la conscience. Mais, quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir.

 

Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1913.

Oui, Proust et sa madeleine, le fameux passage. Quoi de mieux alors, que de se replonger vous aussi dans l’enfance en préparant soi-même de délicieuses madeleines maisons ? Voici une recette simple à faire et qui prendra peu de temps pour un résultat délicieux !

- 230 g de farine,

- 160 g de sucre-  2 sachets de sucre vanillé,- 100 g de beurre,

- 1 paquet de levure boulangère,

- 4 oeufs (240 g environ),- 1 pincée de sel,

- beurre et farine pour les moules.Laissez le beurre ramollir un peu, il sera plus facile à
Laissez reposer la pâte au frigo au moins 2 heures. C’est le choc thermique entre le chaud et le froid qui donne aux madeleines leur jolie bosse. travailler. Il faut ensuite fouetter les œufs avec le sucre, le sel et le sucre vanillé dans un saladier jusqu’à obtenir un mélange blanc homogène. Rajoutez la farine que vous aurez tamisée (afin d’éviter les grumeaux) et mélanger ensuite au fouet jusqu’à obtention d’une belle pâte à la consistance homogène. Ensuite, ajoutez le beurre que vous aurez au préalable un peu travaillé en pommade et incorporez-le au mélange.Préchauffez le four à 230°C et pendant ce temps, préparez les moules (en métal ou en silicone) en les beurrant et les farinant. Remplissez les alvéoles au ¾ avec la pâte puis faites cuire 7min environs avant de descendre le thermostat à 180°C et continuer la cuisson pour encore 3 minutes.

Vous pouvez, une fois les madeleines bien refroidies, faire des coques au chocolat en faisant fondre un peu de chocolat dans les moules, mettre la madeleines dedans et laisser refroidir pour pouvoir démouler.

Súrmjólk, le yaourt islandais qui portait un nom de régurgitation

Je pense que de mon voyage en Islande, le yaourt est sans doute le souvenir le plus marquant qui me soit resté. Si si.

Le (la ?) súrmjólk donc un produit typique islandais issu de la fermentation du lait. À l’instar de notre fromage blanc national (enfin je crois), le súrmjólk se déguste avec des fruits : fraises, myrtilles… ou avec du sucre, roux de préférence.

Si cela m’a tant marqué, c’est qu’il doit y avoir une bonne raison me direz-vous ? Effectivement, c’est délicieux premièrement et… ça ne ressemble pas à du fromage blanc, ni à du yaourt, ni a du lait c’est autre chose. Ça sonne comme un mauvais épisode de PolterGeist présenté comme tel mais pourtant c’est vraiment la spécialité culinaire que je retiens de cette petite semaine passée sur territoire insulaire.

Alors comment ça se prononce súrmjólk ? Et bien, ça se prononce… je sais pas. Lors de ce voyage j’avais 10 ans, je me rappelle plus. Mais ce que je sais, c’est que cela fait des années que je cherche en vain dans le rayon exotique des supermarchés où je me rends partout en France le précieux sésa..súrmjolk. J’adorerais en reprendre rien qu’une cuillérée sans avoir à payer un billet d’avion pour l’Islande mais nos confrères européens semblent trop vexés que l’on ne parle jamais de leur pays pour nous en envoyer une palette de temps en temps dans nos mégastores.