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Recette de Noel

Sous ce titre accrocheur (pratiquement racoleur) en cette fin d’année 2011, je vous propose non pas une recette mais un nouveau post, issu de mon esprit de bloggeur fané, sur les vacanciers solitaires de Noel.

 

Les vacanciers de Noel

Toujours, au boulot ou dans votre famille, vous entendez parler de ces gens qui partent en vacances à Noel. Au ski ou aux Bahamas pour quelques jours de répit, ces vacanciers –pas comme les autres – laissent rêveurs et provoquent parfois un sentiment de type jalousie :

-« Ôh, comment se fait-ce ? Je croyais que tu avais encore trois crédits à rembourser et le FISC aux fesses, point d’exclamation »

Ou de type surprise :

-« Juste ciel, je te souhaite de prendre du bon repos, même si ce n’est pas commun de prendre des congés à une telle période de l’année ! »

Mais il y a également, le plus souvent au travail, le collègue qui déclare sans honte devant tout le monde à la machine à café :

-« Et bien moi, je pars tout seul. »

Après un long silence pesant, plein de sous-entendus et de pensées à tous ces moments où effectivement ledit collègue était bien seul – ce qui lui a valu le surnom de Forever Alone dans la compagnie, après l’explosion populaire des memes sur le net.

Vous l’imaginez prendre son train, profiter de ses vacances, boire des cocktails, danser et se coucher tout seul. Cela vous déprime mais cela vous remonte le moral également. À la plage, vous pouvez les reconnaitre de par le lourd attirail qu’ils transportent avec eux : livres, mots-croisés, mp3, parasol, jeu de cartes, carnet de notes, téléphone portable. Au ski, c’est plutôt sur les remontées mécaniques : toujours seul sur un télésiège à quatre places, ou à la cafétéria en train de manger son steak frites entre le radiateur et la fenêtre.

Les vacanciers de la solitude, on ne sait pas trop quand ils s’amusent. On ne comprend pas trop pourquoi ils sont là non plus. On aimerait les inviter avec nous mais on se dit que cela chamboulerait sans doute l’ordre établi, un peu comme les riches et les pauvres : c’est inéluctable. Vous ne voudriez pas prendre le risque de voir la société toute entière s’effondrer.